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2021/09/30 (木) 9:24~2021/09/30 (木) 16:45

Updated: Nov 29, 2021

2021/09/30 (木) 9:24


Le Florian Boesch-Martineau est très beau, même si on pourrait mettre le troisième acte de Parsifal entre les deux derniers accords du pianiste.

Quant aux Communiants...

C'était en 64-65, nous avions à Turgot un prof de français de vingt-neuf-trente ans, ancien tala de la rue d'Ulm, qui faisait ses armes (ou son purgatoire) au lycée : il a fini ensuite, originaire de Montluçon, à la Faculté des Lettres de Clermont. Le type passait ses week-ends de célibataire à nous emmener en groupe de six ou sept voir des Bergman ! J'ai donc avalé à l'époque je ne sais combien de ses films, en me gargarisant de "Guds tytsnad"[1] que je prenais pour de la haute philosophie ! J'en ai noirci des carnets entiers, j'ai même des Communiants, vu le 9 juin 1965 au Studio Racine, une "critique" en forme (?) de quatre pages que j'ai retrouvée hier sur un carnet ad hoc, dans un cartable en lambeaux où je conserve mes vieilleries, et où je clame mon enthousiasme de seize ans, dans la langue de mes seize ans. J'ai revu la chose hier. Le fatras pseudo-métaphysique mis à part, quels acteurs (le plan-séquence de cinq minutes d'Ingrid Thulin face à la caméra dans la scène de la lettre), et ce noir et blanc qui va si bien à la Suède dans la lumière du nord de Sven Nykvist, comme lavée.


La suite s'imposait. Merveilleux esprit d'enfance...







2021/09/30 (木) 16:45


Belle remarque sur Boesch. Après, il s'est un peu gâté. Moins que Kaufmann. Il y a eu tout de même une décade des élèves et des admirateurs de DFD : Gerhaher, Goerne, Boesch. Et ce Schuen dont leVoyage devrait être parmi les hauteurs. Pourvu qu'il ne se presse pas !


Que de belles choses. J'étais en seconde quand j'ai vu le Dialogue des Carmélites, dans un des Carrés Sylvia Monfort je crois. Assez secoué par cette forme de mise en scène. Jean Hussenot, mon professeur de latin-grec et entraîneur de rugby me fait l'énigmatique remarque : "On s'en détache avec Bergman." Et dans son cas avec les Césars de Suétone surtout...


La mort d'une camarade de classe en hypokhâgne me précipite vers Beckett et Bergman. Je ne jure plus que par ces Dioscures du rien. Cela renforçait mes passions scandinaves et hiberniennes, et puis quel génie ! Le verbiage métaphysique – je n'en abuse pas – mis à part, les images sont sublimes. Cette Suède toute ressuyée de blanc ne s'oublie pas. Le mozartien qu'il fut non plus.


Je tiens d'ailleurs Drottningholm pour un lieu magique, un pays d'essence plus haute, un temple de la beauté. J'y suis allé souvent et jamais ne l'ai regretté. La dernière fois (neuf ans déjà), c'était pour cela :



C'est parfaitement oubliable ou mémorable selon l'humeur. J'ai vu bien pire et de rares fois mieux. L'islandais hautement flexionnel m'a permis de garder le norvégien et le suédois (prononcer le danois est au-dessus de mes forces) comme des langues proches que l'on revisite avec bonheur. J'étais germaniste en première langue. Furieux au début (mes parents pensaient en effet que je ne ficherais rien en anglais), je m'en réjouis aujourd'hui.


Je te crois prêt à un autre Himalaya.


[1] en suédois, le silence de Dieu.

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