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2022/05/27 (金) 7:00~2022/06/27 (月) 8:48

Updated: Oct 3, 2022


2022/05/27 (金) 7:00

Ray Liotta nous quitte. Je ne sais combien de fois je me suis passé Goodfellas. Tout serait à citer dans ce film jubilatoire, à commencer par la scène dans la boîte de nuit avec le numéro incroyable de Joe Pesci : "Funny how ?"

Tout fout le camp, mon pauvre François.


2022/05/27 (金) 15:57


Oui. J'étais un inconditionnel de ce film et je dois t'avouer ne guère connaître Ray Liotta que pour cette œuvre.



Question mafias et mafieux, je reçois ce matin le dernier livre de Don Winslow – ce n'est pas Proust – mais c'est du grand polar. Scorsese était à son sommet alors dans ce genre si singulier. Pesci, même dans The Irishman, est tout le temps au sommet. La fin de Casino dans le champ de maïs, la rencontre au désert avec De Niro, rien que du grandiose.



Tout fout le camp. Élections peu enthousiasmantes à venir : Macron, Mélenchon, Marine, miettes.



2022/05/29 (日) 10:38


Ils sont prodigieux, comme dans cette autre scène de Casino.

Tu te demandes combien de fois il a fallu répéter les scènes, et éventuellement les reprendre au tournage, pour parvenir à ce degré de perfection dans les échanges digne des Frères ennemis -qui eux, passaient la sainte journée à répéter leurs sketches.

Clairette [1] avait attiré mon attention sur ce problème de la mémoire chez l'acteur de cinéma.

L’acteur de théâtre a tout le temps d’apprendre son texte, il répète pendant des semaines et si le spectacle marche il le joue pendant des mois. Au cinéma, il faut apprendre les répliques de la séquence que l’on va tourner, on ne répète quasiment pas et une fois la chose en boîte on ne revient jamais dessus. Le processus de mémorisation n’a donc rien à voir, ni la pression de la part du réalisateur et des partenaires si on se "crotte"(c’est le terme de métier que je tiens de Clairette).

Deux exemples me reviennent à l'esprit dans le genre, cet extrait de L’entourloupe avec Marielle, dialogue d’Audiard que je sache,

et évidemment le début célébrissime du Deuxième souffle et le fameux numéro de Meurisse (à partir de 1’37”)

Tu imagines la pression sur l’acteur de complément qui risque de tout fiche par terre s’il se “crotte” à 5’32”?

Clairette faisait de la figuration dans Le Président, ce sont quasi les seules images animées qui me restent d’elles (à 0'31” et 3’26”) .

Elle dit que Gabin s’était tellement crotté, reprenant je ne sais plus combien de fois le discours du Président, qu’il avait fait virer le petit vieux qui était à côté de lui, prétendant qu’il lui fichait la scoumoune !

Elle me disait que la chose essentielle au cinéma était la mémoire, faute de quoi tu te fais détester par tes partenaires et par le staff qui doivent refaire la prise.

Un dernier exemple superlatif pour la route, traité désormais comme exercice dans toutes les bonnes écoles de théâtre anglo-saxonnes.


2022/06/04 (土) 21:01


J'ai été enseveli sous une montagne de boulot et des travaux en bas de chez moi avec les mêmes conséquences : insomnies, acouphènes, etc. Même deux jours entre le mont Iwaki et le cap Tappi [2] ne m'ont pas ragaillardi.


Comme par miracle, une biographie récente de Reynaldo Hahn [3] m'a remis du baume au coeur, en attendant le dernier disque [4] de Pavel Kolesnikov dont je ne lis que des dithyrambes.


J'ai vu un opéra contemporain, The Snow Queen, d'Abrahamsen découvert avec Hannigan. Je ne sais qu'en penser mais, en souvenir d'un irrésistible cours de prononciation danoise avec toi, je ne résiste pas à te mander ceci :




2022/06/05 (日) 19:06


De toi à moi, les Danois je les préfère muets, version Bournonville !

Mais comme il n'y a pas (hélas) que Bournonville dans la vie, j'ai eu la curiosité de revenir à la Quatrième de Nielsen, qui eut son heure de gloire et que j'entendis en décembre 68 au TEP, je viens de retrouver la trace du concert (on retrouve tout ce qu'on veut de sa propre vie aujourd'hui sur le net) :

Barbirolli, qui se faisait un cache-col de l'Inextinguible (!), y dirigeait le tout jeune Orchestre de Paris, né lui-même de la vénérable Société des Concerts du Conservatoire, c't'avec du vieux qu'on fait du neuf. Après toutes ces années, ça ne vaut certes pas tripette quand ça ne tombe pas tout simplement dans le bavardage (bruyant) et la boursouflure. Dur métier...



2022/06/20 (月) 0:38


J’ai vu la mise en scène voici un mois ou deux : elle a disparu.

  


J'avais trouvé l’ensemble plus que convaincant ; en studio c'est superbe. Britten avait le talent du ghost-feeler, plus intéressant que celui du ghost-seer. Je me demande s'il ne trouve pas un public plus international ces dernières années.

Owen Wingrave n'est pas mal non plus.

Je n'ai pas pu me résoudre à voter...


2022/06/20 (月) 3:16


Trois heures du matin.

C'est la cata, mon cher François.

J'espère ne pas avoir à me repentir de ne pas être allé non plus voter pour les Législatives.

S'agissant du Tour d'écrou : for your own safety, don't spoil a dictator's favourite novel ending.



2022/06/20 (月) 9:32

Impayable.

Pour Macron, c'est le tour de vis. Sans les anciens socialistes et les Républicains, il est cramé. N'est pas De Gaulle qui veut.


2022/06/26 (日) 8:31


Sublime Dame de Pique de Petrenko, en concert à la Philharmonie de Berlin.

On ne sait devant pareil luxe instrumental et vocal ce qu'il faut le plus admirer : peut-être, à l'âge canonique qui hélas est aussi le mien, la Comtesse de Doris Soffel, sublime mezzo colorature allemand de la fin du siècle défunt que je retrouve avec émotion dans quelques lives scandinaves des années 80-90, y compris devant Leurs Majestés suédoises. Ramage et plumage ravissent.

À joindre à notre empyrée ?


2022/06/26 (日) 10:26


Merci de ce cadeau dominical. J'aurai demain, hélas un an de plus – ou de moins – mais je vais, d'ici-là, profiter de cette œuvre clé. Et de cette voix. La Comtesse avec Quint forme un diptyque unique. Et à l'heure des ombres adorées :




2022/06/27 (月) 8:48


C'est donc le jour de ton anniversaire, je devrais décidément le noter pour m'en souvenir.

De fait, et en toute innocence, je ne pouvais sans doute te faire de plus beau cadeau que cette somptueuse Dame de Pique. Je me garde d'oublier celle, en tous points admirable, que tu m'as offerte pour Noël.

Que dire du plus cher à mon coeur de tous les airs de Mozart, l'un des plus monstrueusement difficiles aussi avec son ambitus diabolique, chanté par cette superbe Roumaine que je découvre grâce à toi au moment où elle vient de tirer sa révérence, et qui a d'impressionnants moyens (qu'elle sait d'ailleurs aussi à l'occasion ménager) quand, reine des pirates, elle n'est pas trahie par l'état des bandes ou les conditions héroïques des captations.



Bon et heureux anniversaire, Grand garçon.


[1] Claire Versane (1935-2018) est la soeur aînée de Michel Wasserman. Comédienne, elle fut notamment Dona Isabel dans la reprise du Soulier de Satin par Jean-Louis Barrault au Théâtre du Palais Royal (1958-59), et elle créa le personnage de Chantal dans Le Balcon de Jean Genet (m. en sc. Peter Brook, Théâtre du Gymnase, 1960).

[2] dans la région de Tsugaru. [3] par Philippe Blay chez Fayard (2021). [4] Hahn, Poèmes et valses, Hypérion, 2022.

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