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2023/10/22 (日) 15:37 ~ 2023/10/31 (火) 20:38  

Updated: Feb 2

2023/10/22 (日) 15:37 

 

Le programme du concert d'hier de Pascal [1] (avec d'excellents Japonais) au Kyoto Concert Hall (petite salle) pour le soixantième anniversaire de la mort de Poulenc. Les pièces de piano, données sans interruption, composaient comme un mini-récital. Étrange impression de revivre le concert que nous avions donné voici 24 ans dans la même salle pour le centième anniversaire de la naissance : Kantorow et Pascal y donnaient en première partie la Sonate de Poulenc, bien sûr, et pour autant que je me souvienne l'une des deux sonates de Prokofiev, et en seconde partie j'avais repris avec Yumi [2] ma Voix Humaine de 86. "Ses harmonies étaient celles de tout le monde, mais il en usait comme personne". 

 

Sonate clarinette 

 

Trois novelettes  

 

Trois mouvements perpétuels 

 

Intermezzo ré bémol majeur 

 

Improvisations 13, 15, 6 

 

Sonate flûte 

 

Sextuor 

 

 

2023/10/25 (水) 20:50  

 

Difficile à croire, mais l'intéressé doit savoir de quoi il parle : Pascal, qui nous quitte aujourd'hui, et qui en a touché quelques-uns dans sa vie, me soutient que le Steinway de 武蔵野市民文化会館 [3] est le meilleur piano qu'il ait jamais eu sous les doigts

Ci-joint le programme Debussy qu'il a donné le 16, enregistré sur des instruments qui ne devaient pas non plus être des boîtes à musique. 

  

Arabesque 1 

 

Reflets dans l'eau 

 

Images 2 

 

Estampes 

 

L'Isle joyeuse 

 

Préludes 1 

 


2023/10/25 (水) 21:04  

 

Peu de musique pour moi sous le déluge de boulot et celui de l'orage. Tu me donnes l'occasion rêvée de réécouter Debussy, ce que je fais trop peu ces dernières années.  d

e musique pour moi sous le déluge de boulot et celui de l'orage. Tu me donnes l'occasion rêvée de réécouter Debussy, ce que je fais trop peu ces dernières année

 

J'y serai en décembre. 

 

 

2023/10/25 (水) 22:43  

 

Tu te souviens que, dans la jeunesse de nos Folies, nous l'avions découvert dans ces enivrantes transcriptions, que ne gâchaient pas d'ailleurs la vision de son émotionnante partenaire ? 


 

 

 

2023/10/26 (木) 8:17  

 

Rendons à César : sais-tu que tu me parlas de notre ami Vikingur dans le premier mail que nous échangeâmes au titre de nos Folies ? 

 

2020/04/11 (土) 16:04          

[...] 

Je connaissais le recueil, qui relu l’an dernier m’a donné envie de redécouvrir Ozawa (je n’ai jamais été un grand amateur). Murakami, lui, fait un peu son show.  

 

Pour Uchida, je vais écouter cela avec attention. Jusqu’ici, de Schnabel à Kempff, Brendel ou Pierre-Laurent... j’ai un peu boudé la déesse locale du piano. J’écoute un Islandais ou épatant ou fumiste : Vikingur Ólafsson. 

 

Quant aux transcriptions divines et à l'ensorcelante créature... 

 

2021/09/14 (火) 0:58 

 

[...] J'avoue un faible pour le talent et les origines de Víkingur Ólafsson. 

 

2021/09/14 (火) 9:26 

 

Boréal Ólaffson :  

Magnifique et très créatif pianiste.  

Je lui dois la découverte de la transcription par Kurtag de la sonatine qui ouvre l'Actus tragicus. Je ne cessais à une époque de me passer cette pièce ineffable. La beauté de sa partenaire n'était pas étrangère à mon enthousiasme.   

 

 

2021/09/18 (土) 18:32 

 

Épatante créature qui avec sa luthérienne beauté me rappelle quelques souvenirs. Je n’ai séjourné que six mois en tout il y a plus de trente ans  à Reykholt, Reykjavík, Hólar et  les Vestfjörðum, mais que de souvenirs ! Mon islandais est resté vaille que vaille. 


 

Souvenirs, souvenirs... 

 

 

2023/10/26 (木) 10:09  

 

Trois ans déjà. Les adjectifs « épatants » et « fumistes » n'étaient pas si mal trouvés. 

 

Je me demande ce qui m'a attiré vers lui. C'est plus mystérieux encore que les Vestfirðirnir [4]. Je trouve l'idée d'une tournée consacrée aux Goldberg très étonnante.

 

 

Je suis à Taïwan mi-novembre pour une conférence. À Colmar et Strasbourg, puis Uppsala et Helsinki, mi-décembre. 

 

Helsinki : quatre heures d'attente il y a quinze jours. J'ai, avec un Moumine lu le dernier Modiano. Rien à dire, même si la hantise est bien évoquée. Un passage sur Paris m'a arrêté : « Une ville étrangère. Elle ressemblait à un grand parc d'attractions ou à l'espace duty free d'un aéroport. Beaucoup de monde dans les rues, comme je n'en avais jamais vu auparavant. Les passants marchaient par groupes d'une dizaine de personnes, traînant des valises à roulettes et la plupart portant des sacs à dos. D'où venaient ces centaines de milliers de touristes dont on se demandait s'ils sont seuls, désormais, à peupler les rues de Paris ? »

 

J'ai eu la même impression à Kyōto lors de mon dernier passage, moins à Trondheim et Sartène, ni même à Ajaccio ou à Versailles.

 

Quelques insignifiances pour clore cette matinale missive :

 

 

 

 

2023/10/26 (木) 19:44  

 

Pour une fois, je ne peux que souscrire à la prose de Modiano, qui exprime à merveille le sentiment d'étonnement (d'étrangéité) que j'ai éprouvé à Paris début septembre : que font donc ces gens à la terrasse des cafés et restaurants bondés, comme de fait "je n'en avais jamais vus auparavant" ? J'avais déjà fait mon deuil des nids à touristes genre Venise ou Florence qui sont tout simplement devenus à fuir, mais ressentir cela dans la ville où l'on a grandi est perturbant. Je passe sur Kyoto où l'on ne peut plus prendre un seul bus : quand ils ne conduisent pas une foule de gogos au Kiyomizu ou au Kinkakuji [5], ils ramènent la même foule à la gare. On en viendrait à regretter le temps du covid ! 

J'ai écouté avec comme de la nostalgie ton podcast sur les fantômes japonais : il est bien loin le temps où je m'occupais d'eux. J'ai visionné l'autre jour, pour la première fois depuis vingt ans, la vidéo de mon Don Giovanni. Je dis toujours que quand on regarde plus d'une fois la captation de l'un de ses spectacles, c'est que l'on est (à choisir) nombriliste ou maso. J'ai ainsi constaté (je l'avais complètement oublié) que mon Commandeur (que j'avais fait apparaître -et disparaître- par le monte-charge du kabuki dont nous disposions dans l'ancienne seconde salle de Kyoto Kaikan [6], ça je m'en souvenais, les chanteurs du sextuor final avaient suffisamment peur de tomber dans le trou pas encore refermé !) s'assurait définitivement de son pouvoir sur le Don en levant lentement le bras comme un fantôme de kabuki. Et comme au kabuki, le Don qui s'était alors écarté de la Statue portait ses mains à sa nuque comme pour résister à la force d'attraction qui le mouvait, et revenait en tournant sur lui-même se blottir dans les bras du Commandeur. J'ai trouvé l'idée de l'emprunt superbe, comme si elle avait été inventée par un autre, mais le comble est que j'ai oublié le nom du kata [7]

Fusion...   

 

 

2023/10/27 (金) 9:50 

 

J'avais aussi aimé ce livre voici quelques années :

 

 

 

L'érudition de l'auteur était convaincante. Le mondo nuovo de Tiepolo annoncé, mais le passage de Modiano est insurpassable. 

 

« Mais qui sont ces gens ? » 

 

Lui, dont les romans reposent sur le sfumato d'un Paris aussi précis que spectral, doit avoir un sentiment de fin du monde.

 

 

2023/10/28 (土) 5:02 


J'avais déjà pointé le 2022/05/19 (木), à  19:42, l'un de ces miracles entre nous qui ne nous étonnent même plus : à savoir que le Mondo Nuovo de Tiepolo,  je l'avais vu par le plus grand des hasards  dans sa première version à la sublime Villa ai Nani, m'étant littéralement réfugié à Vicenza (était-ce au cours de l'été 2018 ?) pour fuir avec horreur le souk qu'est devenu Venise... 

 

 

2023/10/28 (土) 10:30  


Je m'en souvenais très bien. Le monde nouveau est désolant. Le phénomène de la transformation de nos villes en grands duty free shops me semble Irréversible. 

 

Les capitales nordiques restent d'heureuses exceptions. 

 

 

Modiano sera bientôt lu comme un Baedeker démodé par le temps. 

 

Cette nuit, finale. Je me prépare en me reposant un peu. 

 

 

2023/10/28 (土) 17:44 

 

Des raretés, Monsieur, des curiosités... 

 

 

 

 

2023/10/29 (日) 16:29 

 

J'ai fait la folie, non pas française mais rugbystique de rester éveillé pour la finale de la coupe du monde. Les Boks ont montré une fois encore que tous les grands combats des XV qui les affrontent ne permettent pas de les vaincre. 

 

Le match dure 2 heures 30 (mi-temps incluse) : le TMO comme le VAR ne résolvent rien. 

 

Superbe Camille Thomas. Il faut approfondir et pallier les oublis. 

 

J'ai trouvé, faute d'extrait à te donner à entendre ceci :

 


 

2023/10/30 (月) 17:27  

 

Le dernier extrait de Camille Thomas m'a ramené au Théâtre de la Reine, et donc à ce clip superbe de Sophie Karthäuser  :  

 

Admirable mozartienne... L'instrument à clavier obbligato (un piano forte ?) de Non mi scordi di te est très intéressant. 

 

Ach ich fuhl's 

 

Bei Männer 

 

Tamino mein 

 

Abendempfindung 

 

Non mi scordi di te  

 

Das Veilchen 

 

Deh vieni non tardar 

 

 

2023/10/30 (月) 21:00 

 

On n'échappe pas à ses obsessions. Camille m'a beaucoup plu jusqu'à Chopin. Karthãuser oui mais ma petite liste m'a ramené à Set. 

 

J'ai pêché ceci :

 

 

 

Quant aux raretés : 

 

 

De cet opéra, je trouve la version intégrale : 

 

 

J'ai entendu bien pire. 

 

 

2023/10/31 (火) 10:02  

Les deux derniers liens sont les mêmes, Grand garçon. 

Quoi qu'il en soit, le baryton (1885-1943), apparemment grosse vedette locale et qui chantait indifféremment Verdi et Wagner, n'est pas mal non plus... 

Belle école suédoise assurément.  

 

 

 

 

2023/10/31 (火) 11:15 

 

Le lien était le suivant :

 

 

Je ne connaissais pour ainsi dire rien de ce compositeur. On trouve une bonne présentation dans le commentaire qui accompagne cette symphonie same. 

 

 

 

2023/10/31 (火) 20:38  

 

Pas mal, la Symphonie same de ce Sibélius suédois, et superbe le nocturne fugué qui fait l'essentiel du troisième mouvement. Je te poste de lui la version locale de 夏の思い出 [8] ,  

 

 

et, pour le plaisir de réécouter Sigurd Björling, l'air d'Arnjlot [9] "for the eponymous hero that every educated Swede is meant to know".

                                           

 

                       


[1] Rogé.

[2] Nara.

[3] Musashino Civic Cultural Hall, dans la banlieue de Tokyo.

[4] "Les fjords de l'Ouest". L'une des huit régions de l'Islande, correspondant à la péninsule nord-ouest.

[5] Le Pavillon d'Or.

[6] Importante salle de concerts et de spectacle, aujourd'hui rebaptisée Rohm Theatre Kyoto.

[7] Type convenu d'attitude.

[8] Natsu no omoide (Souvenir d'´été), mélodie immensément populaire de Nakada Yoshinao, poème de Ema Shôko (1949).

[9] Opéra de Wilhelm Peterson-Berger (1906).e

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