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2024/01/14 (日) 17:46~2024/01/15 (月) 14:06



2024/01/14 (日) 17:46

 

Revenu du pays du kimuchi, Grand garçon ? 

Un article de notre journal du soir préféré (?) m'aiguille vers la   

jeune Lina Rodrigues, originaire du Tras-os-Montes, qui n'est pas indigne  de la grande Amália, tandis que son accompagnateur (catalan) fait des  merveilles.  

 

Foi deus 


A mulher que já foi tua 


Gaivota 

 

Welcome home ! 

 

2024/01/14 (日) 23:18

 

Je suis rentré ce jour de Corée. Ce fut un voyage très intéressant et quasi initiatique. Je suis allé sur les cimes des dieux des montagnes. 

 

Quant au fado, c'est à tomber. Mais le genre m'est si cher...

 

 

 

Je vais écouter Lina donc. 

 

 

2024/01/15 (月) 11:46


​​​C'est drôle, enfant, je détestais Amália Rodrigues, dont on nous bassinait à la radio en version française. 

Je la fourrais (à ma grande confusion présente) dans le sac des chanteuses ibériques à accent du genre Gloria Lasso, sans parler de Luis Mariano qui fut la passion de ma soeur adolescente, Je constate en cherchant dans nos archives (mai 2020) t'avoir déjà dit qu' "elle avait dû le voir dans La Belle de Cadix, et qu' il est certain que Le Chanteur de Mexico (“Tes femmes sont ardentes hi”) fut le premier spectacle que je vis dans une salle de théâtre, le Châtelet, j’avais quatre ans. L’air en tout cas m’est resté, tel quel : “On a chanté les Parisiennes”, etc." 

Je le juge toujours "un exemple particulièrement gratiné de ridicule et de kitsch", tu m'avais répondu que tu avais "grandi avec lui et le tenais pour un génie (inégal) dans la production mais remarquable". 

On n'est pas obligés d'être toujours d'accord, et de toute façon tout ceci ne peut inspirer aujourd'hui que saudades. 

 

2024/01/15 (月) 13:24

 

Moi aussi, la grande Amália n'a jamais été ma tasse de thé, même si elle fut pour le fado ce que Callas représentait pour l'opéra – toutes disproportions gardées. D'autres voix m'ont ramené à sa figure tutélaire. Les exemples que tu m'as envoyés hier sont l'une des plus belles découvertes avec Camané voici quinze ans.  Je crois bien ne plus jamais m'être rendu à Lisbonne sans aller me perdre, avec la belle Dejanirah [1] - dignes du Maître et Marguerite avec les rôles inversés- avec Lobo Antunes, Jorge Alves, puis seul. Je leur dois d'avoir dépassé l'image des trois F (football, fado et Fatima). -

 

Quant à Lopez-Guétary-Mariano – j'ai pour lui une grande admiration digne de ta regrettée sœur – leur trio a inventé un truc formidable, mais que je crois irrépétible. 

 

Chanter cela aujourd'hui n'a plus de sens. On pourra se demander pourquoi Wiener Blut en a encore. 

 

La mention de ce morceau donne envie de repartir... Rothenberger, notre éternelle muse, nos tutélaires Gedda et Wunderlich. 

 

2024/01/15 (月) 14:06

 

Que votre voeu soit exaucé. 

 



Aimer ce que jamais on n'entendra deux fois. 

 

                                   


[1] Professeur à l’Université de la Sorbonne Nouvelle et maître de conférences à l’École Pratique des Hautes Etudes, Dejanirah Couto s’intéresse à l’histoire politique, sociale et culturelle du Portugal continental et de son empire asiatique.

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