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2020/05/02 (土) 22:00 ~ 2020/05/03 (日) 17:16

Updated: Sep 11, 2021

2020/05/02 (土) 22:00

La chanson à boire de Varlaam (Vassili Lubentzov) dans le Boris de 49 avec toutes les stars (Pirogov, Nelepp, Kozlovsky), rapporté dix ans plus tard par ma soeur dans le coffret dont le papier lui-même sentait l'Union Soviétique : soudaine et truculente orgie de sons qui plongeait dans le ravissement l'enfant que j'étais.


2020/05/03 (日) 0:41


Maestro,

C'est bouleversant. Il n'y pas de frontières dans la beauté pure et ce toast il me faut tenter de le rendre :



2020/05/03 (日) 6:12


Prodigieux Chaliapine, Grand garçon, tu as aussi admirablement rendu le toast qu’Escamillo. Le moindre des plaisirs de l’exercice enivrant auquel nous nous livrons n’est pas de nous inciter à une plongée dans notre propre passé, si fort marqué de ces expériences musicales décidément indélébiles. En fait je suis né aussi d’une chanson à boire, une autre. Mon grand frère (plus âgé que moi de près de dix-sept ans, et que j’ai le bonheur de conserver) possédait deux disques classiques, auxquels vint donc s’agréger le Boris de Golovanov que ma soeur rapporta de Moscou. Il s’agissait d’un recueil d’ouvertures et de préludes de Wagner par Klemperer avec le Philharmonia, et d’un disque d’airs d’opéras français et italiens, chantés en français par Michel Dens. C’est pourquoi, aujourd’hui encore,”Il balen del suo sorriso” reste pour moi “Son regard, son doux sourire”, et “Di provenza il mar il suol”, “Lorsqu’à de folles amours”. Un morceau me plaisait particulièrement, c’était la Chanson bacchique du Hamlet d’Ambroise Thomas. Oui, je sais, “il y a trois sortes de musiques, etc…," mais j’avais entre dix et douze ans et dès l’introduction ce son d’orchestre me transportait. Cette pièce brillante de baryton demeure, avec La Vie Parisienne et la complainte de l’Innocent de Boris, mon marche-pied vers ce qui a constitué, il faut bien le dire, la passion de ma vie, que je suis heureux plus que je ne saurais le dire de partager à ce point avec toi.


2020/05/03 (日) 10:36

Querido Michel,

J'ai entre trois et six ans, les vicissitudes de la carrière de mon père. Travaillant pour l'école militaire des armes spéciales (EMAS) de Grenoble et les services transmission / chiffre / renseignement au Mont-Valérien, il est à Berlin très souvent et nous passons tous nos étés à Constance : le lac, l'île de la Meinau, les concerts au kiosque à musique. Déclic. Tu connais la suite qui m'a conduit jusqu'à aujourd'hui. Mozart, Beethoven... et l'Oberon de Weber me restent de ce temps.

Après, j'ai, sur de moins hautes marches continué mon itinéraire. Mon grand-père avait découvert le Jazz Chez Bricktop. Ainsi ai-je vénéré Louis, après Wolfgang et Ludwig.

Après, Saint-Quay-Portrieux, où l'ami de déportation de mon grand-père m'apprend le yiddish, le bateau et m'achète des Ker Suçons. C'était un frère pour mon grand-père qui avait perdu le sien chez Adolf, et André sa femme. Chansons françaises et yiddish, échecs, les phares : Ar-Men, la Jument... Déjà le grand cachalot blanc s'approche...

Faute d'être à tes hauteurs, je serai un double musical de remplacement :

2020/05/03 (日) 12:20


Étrange pouvoir de la musique. Nous nous connaissons depuis tant d’années, et nous voici à échanger les souvenirs qui nous sont les plus chers et constitutifs de nous-mêmes, et que nous nous étions tus jusque là. L’exercice vaut toutes les psychanalyses. Quant à la pièce que tu m’envoies, tu tapes tellement fort (que veux-tu lui opposer ?) que la tentation est grande de sortir une fois de plus le joker ultime, à jamais inégalable, mais résistons (avec résignation…) à la facilité.


2020/05/03 (日) 15:34

C’est vrai qu’il n’y a pas de fumisterie sans Freud et que tout cela ne fait que nous rapprocher (si besoin était).

Ou bien, autre extrême vocal :

Ton serviteur.

2020/05/03 (日) 17:16


Reshetin est superbe, et Nelepp dans ses oeuvres.

Nelepp bien sûr, pour moi c'est d'abord ça, avec ce ténor trompettant qui m'enchantait :

D'autant plus que tu sais ce qui suivait direct :

Sans nul doute, de Nelepp aussi, Maurane aurait dit avec une pointe d'envie qu'il était "insolent".

De lui, une curiosité :

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