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2020/05/16 (土) 18:45 ~ 2020/05/17 (日) 13:25

Updated: Sep 11, 2021

2020/05/16 (土) 18:45


Ingeborg Hallstein. Et c’est reparti pour la boîte à souvenirs. J’avais un enregistrement d’extraits de Zar und Zimmermann, avec DFD et Wunderlich s’il vous plaît. Elle tenait avec une délicieuse voix d’opérette allemande le rôle de la “Flandrisch Mädchen”.

Il y avait également une basse bouffe épatante du nom de Hans-Christian Kohn, le Leporello de DFD dans le Don Giovanni de Fricsay. Son air de bravoure avec un basson curieusement obligé, tel le pet de je ne sais plus quelle symphonie de Haydn, vaut le détour :

2020/05/16 (土) 21:07


Maestro,

Bouquets superbes mais je n'attendais pas moins. Faute de m'attaquer au massif de Montserrat, j'alanguirais au Schweitzerhof, mais en y écoutant :


Voilà. Et pour toi, ces surannées délices :

Nabokov et Nietzsche y découvraient différentes leçons. Le fils du premier, entre deux parties de balayette infernale, mesurait sa banalité de ténor mondain. Le second inspirait son infâme frangine au Paraguay.

Tibi.

2020/05/17 (日) 8:52

Le Charpentier de Steber est remarquable, quelle bonne idée tu as eue, c’est un plaisir de réentendre cette déesse glamour des années quarante et cinquante. On en a même assez miraculeusement un témoignage vidéo, et c’est intéressant de voir comment elle négocie les chausse-trappes à répétition de cet Annapurna du répertoire.

Des trois airs de Dalila, j’ai, je ne sais pourquoi, une préférence pour “Printemps qui commence”, d’autant plus qu’il est pour moi un témoignage inoubliable de l’art de Callas. Callas, pour qui j’ai eu une véritable passion après avoir vu en salle au Iwanami Hall[1]l’enregistrement vidéo de son récital de décembre 1958 à l’Opéra. J’eus une période de callassophile comme il est (je sais que c’est ton cas) des tintinophiles. Je collectionnai un temps jusqu’à la moindre de ses éructations, et elle occupe une part non négligeable, quoique aujourd’hui un peu poussiéreuse, de ma discothèque.

Bonne journée à toi.

2020/05/17 (日) 10:26

Querido Michel,

Curieuses convergences : je n'ai jamais vu – l'âge – Callas sur scène mais, après m'être tenu à l'écart du phénomène, je suis tombé dedans et maintenant, comme toi, ses disques accumulent la poussière. Quant au culte : je m'en passe très bien.

Un de mes acolytes parisiens, autodidacte de génie, Philippe Mellot, et son ancien associé Jean-Marie Embs m'ont gardé à la page pour Tintin. Mais je ne suis pas un digne collectionneur — désormais, il faudrait être très riche. J'ai fait, avec eux, le vernissage du Grand Palais avec Nick Rodwell, le riche second mari de la veuve Hergé... C'est assez.

Une chose est sûre : faute de dulie et de dithyrambes, les deux personnages de Callas et de Tintin me restent chers. Tout de même.

J'adore le sentiment de découvrir les choses évidentes : Nagai Kafû[2] (grâce à qui j'ai été trois ans à la Smithsonian avec Kobayashi Kiyochika[3], la mélancolie et la ville) a pillé, littéralement, Maupassant. J'avais congédié la chose en une phrase : « inspiré par Maupassant »... Sept volumes de nouvelles et je mesure ma légèreté et ma bêtise.

Idem pour Napoléon, j'avais, inconsciemment pris le parti d'Hugo et Tocqueville contre le Neveu. De Mathilde à Morny, d'Haussmann à Offenbach, les temps et le personnage méritent mieux. Mon grand-père possédait – héritage de Charles Lachaud[4] ? – plusieurs caricatures de Ratapoil chez mes parents maintenant.


Pour me rattraper :

2020/05/17 (日) 13:25

Comme cela lui tombe bien à la voix ! Tu ne peux me faire plus plaisir, ni me convaincre que ce type est décidément à jamais inégalable. Je l’ai découvert à 16 ans dans une Flûte enchantée, l'un de ces coffrets Deutsche Grammophon que l’on achetait après des mois d'attente fiévreuse en souscription au moment des fêtes.

Je revois aussi la chambre d’étudiant de Princeton où un ami américain me fit écouter le Chant de la Terre de Bernstein, à mettre en tête de gondole chez le disquaire de l’ile déserte.

Et le récital de 71 : un Dichterliebe à Pleyel avec Kobayashi[5], miracle d'intériorité et d'intensité émotionnelle.

[1] Salle de cinéma d’art et d’essai à Tokyo. [2] Écrivain japonais (1879-1959). [3] Peintre japonais d’estampes (1847-1915). [4] Avocat bonapartiste (1817-1882), ancêtre de l’auteur. [5] Kobayashi Michio, pianiste japonais né en 1933.

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