2026/02/23 (月) 15:36
- wmt02379
- Mar 23
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Updated: Mar 24
2026/02/23 (月) 15:36
Le Maître de Musique nous a quittés mardi dernier. Le rôle lui restera, où il apparaissait curieusement comme à contre-emploi, ayant laissé un souvenir épatant dans le Figaro de Strehler
et le Leporello de Losey.
Heureux temps où à l'opéra mise en scène ne rimait pas avec tarte à la crème.
Le film de Corbiau, revu avec nostalgie après bien des lustres malgré un agacement éprouvé dès la sortie devant une forme de solennité qui n'évite pas toujours le ridicule, se veut dès l'entame une cérémonie funèbre puisqu'il s'amorce sur les adieux du "maître".
Sur fond de mouvement lent singulièrement déchirant de la Quatrième de Mahler pour assurer les transitions,
Van Dam sait quoi qu'il en soit se mettre au diapason des pièces un peu trop manifestement sublimes (Schubert, Schumann...) qu'on lui fait égrener,
avant que le "Je suis perdu pour le monde" des Ruckert lieder ne fournisse le décor sonore quelque peu attendu de ses funérailles.
Il y est quoi qu'il en soit remarquablement convaincant, et je n'oublie pas avoir chéri autrefois sa version pour voix et piano des Nuits d'été, pour autant que je sache le premier enregistrement masculin pour voix grave (1989) d'un recueil particulièrement aimé. En voici quelques extraits d'une version orchestrale un peu plus tardive.
Pour le pur plaisir (encore que la tessiture diabolique sente parfois l'effort), la première version masculine pour voix élevée, par l'inévitable Gedda, qui y fait admirer son hyperpolyglottisme dans le cadre d'un "live" suédois (1968).
And, for the record, le premier enregistrement toutes voix confondues, prélude à une longue liste : Suzanne Danco (1951).
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