2026/05/19 (火) 15:15~2026/05/20 (水) 9:45
- wmt02379
- Jun 14
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2026/05/19 (火) 15:15
Les cheminements sont parfois étranges. J'en étais venu ce matin (et j'y reviendrai tantôt) à m'intéresser au comprimario, ce "second" ténor puisque littéralement il va "avec le premier", dont l'exemple autorisé façon italienne dans la période enregistrée est Piero de Palma.
Du côté teuton, ce ne sont pas les merveilles qui manquent, parmi lesquels Gerhard Stolze, que j'entendis avec étonnement (il y semble en effet à contre-emploi) dans un Gounod, la Messe de Sainte-Cécile,
que pour le coup je découvrais et qui me donna envie d'en savoir plus que son superbe Sanctus. Je me rendis donc à Francfort, dans un récent concert d'église (Altinoglu 2025),
où au détour d'une phrase du Benedictus je vis apparaître dans l'orchestre un objet non identifié aux dimensions monstrueuses. Intrigué, je fis un arrêt sur image,
avant de chercher à en savoir plus sur l'octobasse, puisque tel est le nom de cette curiosité musicologique sinon anthropologique (ses sons les plus graves échappent en effet à la perception humaine), que Berlioz mentionna dans son Traité d'instrumentation et intégra à l'instrumentarium de son Te Deum. Ainsi Berlioz et Gounod, qui fait appel à nouveau au mastodonte dans l'Agnus dei de sa Messe, ne sont-ils pas unis que par le seul Faust, et nul doute que le doux Charles sut faire son miel des découvertes de son génial, hardi et turbulent aîné...
2026/05/20 (水) 7:47
Stolze est un impayable souvenir de jeunesse, celui du cygne rôti à la broche dans l'enregistrement Jochum des Carmina Burana qui mettait fin en 67 au purgatoire de Carl Orff, lequel avait fait une mauvaise guerre.
Fischer-Dieskau n'a peut-être jamais mieux (en tout cas aussi suavement !) chanté qu'Omnia sol temperat,
Janowitz balançait un immortel Dulcissime,
et O fortuna devenait dans l'heure un tube mondial genre fusion.
Le délicieux Pedrillo de l'Enlèvement, le nain du Ring, les monarques fantoches de Strauss et le Capitaine de Wozzeck ont donné du grain à moudre aux ténors germaniques de demi-caractère qui enchantèrent le (vingtième) siècle. C'est comme une généalogie : de Paul Kuen
à Gerhard Unger,
et plus encore de Gerhard Stolze, hélas parti trop tôt,
à Heinz Zednik, dont on ne sait quoi citer tant sont réjouissants le chanteur et le comédien. Commençons par ce formidable duo avec l'Osmin de Kurt Rydl dans un Enlèvement de 89 à Salzbourg :
Ajoutons-y l'air du Maître à danser dans Ariane à Naxos (Vienne 1978),
cet Hérode exporté à Naples en 99,
son Mime de 1980 à Bayreuth dans la scène de la forge,
son Triquet pour l'écouter en français, mais oui !
Ajoutons cette douceur viennoise, plus vernaculaire tu meurs,
et puisqu'il dialogue dans ce trio bouffe de Mozart avec l'ineffable Helmut Lohner,
mettons un comble à notre bonheur du jour en programmant à nouveau, car je ne m'en lasserai jamais, l'immortelle scène de Frosch dans la Fledermaus du 31 décembre 80 au Staatsoper avec toutes les stars, de 1h50'20" à 2h11'10".
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2026/05/20 (水) 9:45
Sans prendre parti, en plein pendant l'affaire Bruel dont je me contrefiche mais comment y échapper puisqu'on ne parle plus que de ce déballage, je retombe sur ce clip de 90, où la star en est réduite à accompagner au piano le public de groupies qui chante son tube. Je n'avais jamais vu une chose pareille, c'est stupéfiant, et l'émerveillement de l'artiste ne semble pas totalement feint.
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